Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 14:55

Après près d'un an d'efforts, nous sommes en mesure de presenter le site de notre association, ouvert aujourd'hui le 29 juillet 2011, à l'adresse suivante  :   http://www.apieee.org/

Vous y trouverez beaucoup plus d'info, de dossiers et surtout d'images et de cartes..

Passez, c'est ouvert et il fait bon !

 

En conséquence, nous ne publierons plus d'articles sur ce blog dans les mois avenir...

Par la pie des deux-sèvres - Publié dans : vie de l'association
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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 16:13

En cette nouvelle année que nous espérons  pluvieuse à souhait (!) nous avons le plaisir de vous informer de la très prochaine mise en ligne du site de notre association avec beaucoup plus d'articles, renseignements, dossiers thématiques et info sur nos actions.

Notez donc dans vos tablettes  www.apieee.org

 

A bientôt donc dès la fin février 2011 ...

Par la pie des deux-sèvres - Publié dans : vie de l'association
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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 16:09

Les Mammifères des milieux aquatiques et humides des DS

 

 

 

  1. La Loutre (Lutra lutra)

                                      

La loutre commune est un prédateur aquatique encore présent dans à peu près toute l’Europe.  Considérée à juste titre comme très menacée il y a quelques années, la Loutre entame la reconquête de ses territoires. Il est probable que l’amélioration de la qualité des eaux à certains endroits soit à l’origine de sa reconquête. Mais la protection de l’espèce, en 1972, a joué un très grand rôle. En effet, les loutres ont fait l’objet d’une chasse intense pour débarrasser les rivières de cette trop efficace concurrente des pêcheurs.

 De grande taille, jusqu’à 1,37 m pour un mâle en comptant la queue, elle peut peser jusqu’à 17 kg, mais le plus souvent pèse 10 kg pour les mâles et 7 kg pour les femelles. La loutre est brune sur le dessus et beige à gris sale sur le dessous, elle a un corps allongé, taillé pour la nage avec une queue puissante et de courtes pattes.

Elle est plutôt nocturne, ce qui la rend peu visible. Sa présence est en général révélée par les traces laissées : coulées, traces, points de sortie de l’eau, déjections qu’elle laisse en évidence sur des pierres ou des souches (=épreintes). Les loutres demeureront toujours relativement rares, 20 kms de cours d’eau peuvent très bien n’accueillir qu’un mâle et 2 femelles. La loutre mange entre 600g et 1 kg de nourriture chaque jour, surtout des petits poissons, des campagnols, des vers... Les loutres sont la plupart du temps solitaires et occupent de vastes territoires. Chaque femelle donne vie à 1 à 3 loutrons par an qui ne quittent le giron maternel qu’au bout de 9 mois.

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. La Musaraigne aquatique (Neomys fodiens)

                                  

La musaraigne aquatique est un tout petit mammifère insectivore présent dans toute la France, qui pèse entre 8 et 23 grammes. La musaraigne aquatique est essentiellement nocturne et s’est adaptée à la vie aquatique : des poils raides bordent ses pattes et sa queue. Elle vit près de l’eau : ruisseaux rapides, fossés étangs, cressonnières… On peut la repérer surtout aux traces qu’elle laisse : coulées, amas de crottes, restes de proies (escargots, batraciens ou poissons partiellement consommés), provisions d’escargots.

Elle nage et plonge, mais doit prendre de l’élan pour plonger car elle flotte avec l’air contenue dans ses poils !

IDENTIFICATION : dessus gris foncé ou noir, dessous blanc sale assez nettement limité. Entre 63 et 96 mm de long (corps + queue). Double rangée de poils sous la queue. Extrémité des dents rouges.

 

  1. Le Ragondin (Myocastor coypus)

                                       

Le ragondin est un envahisseur venu d’Amérique du Sud… Comme beaucoup de mammifères aquatiques, sa fourrure était recherchée au début du siècle. Il s’est donc tout naturellement échappé des élevages Européens et à proliféré.

Le ragondin est brun moyen, avec les incisives oranges vif, les vibrisses et la face blanchâtre. C’est un très gros rongeur, d’aspect massif et imposant, mesurant entre 35 et 65 cm et pouvant aller jusqu’à 10 kg. Il est assez haut sur patte et sa queue est cylindrique, d’assez gros diamètre.

Le ragondin est avant tout végétarien, il consomme la plupart des végétaux aquatiques : roseaux, carex, rubanier. Mais en hiver, les végétaux étant beaucoup plus rares, il recherche plutôt les tubercules, les rhizomes. Il fait ainsi couramment des dégâts dans les champs et les cultures maraîchères des zones humides en plus des galeries qu’il creuse  dans les digues en terre et les berges.

 

  1. Le Rat musqué (Ondatra zybethicus)

                               

Le rat musqué est un gros rongeur brun clair pouvant mesurer jusqu’à 40 cm, queue comprise. Le rat musqué a été introduit et s’est échappé d’élevages au début du XXème siècle. Il a proliféré au point de devenir un problème, ce qui est souvent le cas pour les introductions non contrôlées. Le rat musqué creuse en effet ses terriers dans les digues de terre et les berges qui peuvent s’effondrer et provoquer d’importantes inondations.

Rongeur amphibie, il nage et plonge très bien, en s’aidant de sa queue aplatie latéralement. Il se nourrit surtout de végétaux, mais aussi de petits invertébrés.

Par la pie des deux-sèvres - Publié dans : club nature
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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 16:04

Les Crustacés des eaux douces

 

 

Les Crustacés forment un sous-embranchement de l’Embranchement des Arthropodes. On peut les définir comme des arthropodes à respiration branchiale, avec deux paires d’antennes et de 5 à 19 paires d’appendices articulés locomoteurs, souvent modifiés en nageoires, le tégument est formé de chitine imprégnée de calcaire.

Ces animaux très anciens sont organisés pour la vie aquatique, marine principalement, mais certaines espèces de chacun des principaux Ordres sont adaptées à l’eau douce, et même au milieu aérien (les cloportes).

 

La classification distingue

la Classe des Malacostracés (les Crustacés évolués) avec

  1. les Décapodes       (Crevettes et Ecrevisses)
  2. Les Amphipodes    (Gammares)
  3. Les Isopodes         (Aselles, Cloportes)

 

La Classe des Entomostracés (les Crustacés plus primitifs), avec

  1. les Branchiopodes   (Lépidures)
  2. les Copépodes          (Cyclops)
  3. les Ostracodes

 

Les principaux Crustacés trouvés dans nos mares et nos rivières :

 

  1. L’Ecrevisse à pattes blanches (Astacus pallipes) - Décapodes.

L’écrevisse à pattes blanches est associée à des cours d’eau au régime hydraulique variée, notamment les ruisseaux de têtes de bassin. Cette espèce a des exigences très élevées en matière de qualité de l’eau notamment au niveau physico chimiques. Elle apprécie aussi les milieux proposant des nombreux abris (fonds caillouteux, bois morts…)
Différentes menaces pèsent sur l’espèce avec principalement la dégradation de la qualité des eaux et la modification voire la disparition de son habitat et la compétition exercée par les écrevisses exotiques, plus résistantes, qui sont par ailleurs porteuses d’agents pathogènes. Inscrite sur la Liste rouge des espèces menacées (vulnérable)

 

  1. L’Ecrevisse à pieds rouges. (Astacus astacus) - Décapodes

Espèce d’europe centrale et scandinave, du nord-est de la France, on ne la retrouve que dans des étangs de bonne qualité en élevage extensif. D’une taille de 12 à 15 cm et d’un poids de 50 à 150 g, elle possède une coloration vert foncé à brun en face dorsale et rouge en face ventrale, se caractérise par un point rouge à la commissure des pinces.

Inscrite sur la Liste rouge des espèces menacées (vulnérable)

 

  1. La Caridine , Crevette d’eau douce (Atyaephyra desmaresti) - Décapodes. 

 

Elle préfère les rivières, les canaux, en plaine, avec des bordures riches en végétaux, à courant faible, dans des régions calcaires.

Elle ressemble à la crevette des marais Palaemonetes juvénile, que l'on rencontre en eau saumâtre. La Caridine mesure 2 à 4 cm. Les yeux sont bien développés et pigmentés. Le corps est transparent, portant des taches vertes ou brunes, peu marquées.

 


4.    Les Gammares (Gammarus pulex, G locusta, G aequicauda) - Amphipodes.

 

C’est une sorte de petite crevette d’eau douce de moins d’un cm, la queue est repliée vers le bas, contrairement aux aselles.


Il existe plus d’une soixantaine d’espèces de Gammares, d’identification délicate.
Les Gammares vivent dans les eaux claires et fraîches des fontaines, dans les viviers et les bassins, les mares propres.
Ce sont d’excellents indicateurs de la qualité de l’eau.
On les reconnaît facilement à leur façon de se déplacer sur le flanc.

 


  1. Les Aselles, cloporte d’eau (Asellus aquaticus) – Isopodes

 Le corps est aplati dorso-ventralement comme les cloportes et de couleur sombre. La tête porte les yeux, une paire d’antennules et une paire d’antennes.
Le thorax se compose de 7 segments portant chacun une paire de pattes ambulatoires.
Le pléon* est en une seule plaque.
La taille va jusqu'à 15 mm. C’est une espèce détritivore.

 

  1. Les Lépidures  (Lepidurus apus) – Branchiopodes Notostracés.

 Le Lépidure, espèce des cours d’eau temporaires est un crustacé pouvant atteindre jusqu’à 9 cm de long et qui cumule des caractères primitifs, ce qui le fait parfois qualifier de fossile vivant.


Entre autres caractères primitifs citons le très large bouclier céphalothoracique, couvrant la région abdominale et partiellement caudale, ainsi que le nombre élevé de segments. Le Lépidure est essentiellement détritivore, mais peut aussi se nourrir de plancton, de vers et de végétaux qu’il ronge avec ses pièces buccales.

 

 

  1. Le Chirocéphale  (Chirocephalus diaphanus) - Branchiopodes Anostracés.

                

Ce groupe des Anostracés ressemble à des sortes de petites crevettes nageant sur le dos. Ces gracieux petits animaux de 10 à 30 mm (les anglo-saxons parle de " crevettes féeriques " [fairy shrimps]) ne possèdent pas de carapace. On les trouve dans les masses d'eau temporaires et dans les marais salants, ils sont microphages et filtreurs.  Dans nos régions, ils possèdent tous onze paires de pattes.


  1. Les Daphnies  (Daphnia spp) – Branchiopodes Diplostracés.

Les daphnies sont de minuscules crustacés d'eau douce. Elles se reconnaissent à leur forme caractéristique : ovales avec un seul oeil noir très visible et des "bras", les pattes thoraciques qui servent à attraper la nourriture. De 0,3 et 6 mm selon les espèces. L'espèce la plus courante est daphnia pulex, mesurant entre 1 et 4 mm, et de couleur variable.

                            

  1. Les Copépodes et les Ostracodes  = éléments du zoo-plancton

 De nombreuses espèces d’eau douce de ces deux groupes constituent le zooplancton, elles sont de petite taille (0.3 à 3 mm), filtrantes et microphages, se nourrissant d’algues microscopiques ou de bactéries.

 

 

 

 

Sources :

http://www.cosmovisions.com/crustacesClassification.htm

 

http://www.les-mares.com/index.php

 

 

Par emmanuel hecht - Publié dans : club nature
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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 15:31

LES ZONES HUMIDES

 

Au cours du XXème siècle, les 2/3 des zones humides ont disparu en France, pour atteindre à peine plus de 2,5 % du territoire métropolitain (hors vasières, milieux marins, cours d’eau et grands lacs). Pourtant plus de 50% des espèces d’oiseaux dépendent des zones humides et 30% des espèces végétales remarquables et menacées en France y sont inféodées.

 

 

 

  1. Définitions  des milieux humides – zones humides

Les définitions sont multiples, ce sont des milieux d’interface, en lisière entre terre et eau, subissant de constantes variations dans l’espace et le temps. Ce sont donc des milieux très variés, difficiles à délimiter, qui se forment en frange des rivières, des étangs, des lacs, des estuaires, des deltas, des baies ou encore des sources.

Le terme "zone humide" recouvre des milieux aussi divers que les vasières, marais et lagunes littoraux, prés salés, prairies humides, marais salants, mares temporaires ou permanentes, forêts ou annexes alluviales, tourbières, mangroves… qui ont les caractéristiques suivantes :

  • La présence d'eau au moins une partie de l'année ;
  • La présence de sols hydromorphes c'est-à-dire de sols saturés en eau;
  • La présence d’une végétation de type hygrophile, adaptée à la submersion ou aux sols saturés d'eau.

Il existe un grand nombre de types de milieux humides, chacun divisés en nombreuses unités écologiques et également de nombreuses classifications des milieux, de portée internationale, européenne, nationale ou locale.

On parle plutôt de zones humides lorsqu’il s’agit de zones protégées, et de milieux humides du point de vue de l’écologue.

Au niveau international : (voir Convention de Ramsar.)

La Convention sur les zones humides d’importances internationales, appelée Convention de Ramsar, est un traité intergouvernemental signé en 1971 qui sert de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. La classification distingue les zones humides marines et intérieures, à l’intérieur desquelles deltas, rivières, lacs, mares, marais permanents et intermittents. (voir: classif ramsar.pdf)

Ex :   Le fier d’Ars en Ré , la Camargue sont classés zones humides Ramsar

 

 

Au niveau national :

 

En France, les zones humides ont été définies par la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 puis par des textes récents : Article L.211-1 et article R.211-108 du Code de l’environnement

L’arrêté du 24 juin 2008 modifié par l’arrêté du 1er octobre 2009 explicite les critères de définition et de délimitation.

La circulaire du 18 janvier 2010 en précise les modalités de mise en œuvre.

 

Le code de l’environnement les définit comme « les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».

(voir le site eaufrance : les zones humides  http://www.zones-humides.eaufrance.fr/?q=node/189)

 

Les « milieux à composantes humides »  couvrent environ 2.26 millions d’hectares, selon l’inventaire élaboré en 2009 par la Muséum national d’histoire naturelle et le SOeS[1].

 

Au niveau du bassin hydrographique Loire-Bretagne :
SDAGE 2010-2015(Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux)

 

 

  1. Typologies – classifications

 

Plusieurs typologies des zones humides sont utilisées en France : 

 

·   la typologie « Corine Biotope »  utilisée en France pour le recensement des ZNIEFF[2] de deuxième génération.

 

·   La typologie SDAGE[3]  offre un cadre général intéressant à l’échelle de vastes territoires comme les 6 grands bassins versants français. Elle distingue 13 grands types de zones humides dont les bordures de cours d’eau, les plaines alluviales, les « bas-fond » en tête de bassin, les régions d’étangs, les bordures de plans d’eau, les marais et landes humides de plaine, les Z.H ponctuelles et les ZH artificielles. Pour les inventaires et études plus fines à l’échelle des SAGE par exemple, la typologie « Corine Biotope » est plus adéquate.

 

·   La typologie Med Wet : utilisée dans le cadre des inventaires menés dans le Bassin Rhône Méditerranée Corse.

 

·   La typologie Natura 2000 , non spécifique aux ZH, utilisée dans le cadre de la Directive européenne sur les  Habitats, décrit 8 grandes rubriques.

 

·   La typologie EUNIS  (European Nature Information System) est un système de classification pan-Européen prenant en compte tous les types d'habitats et conçu pour relier et correspondre avec les autres grands systèmes de classification européens

·   Enfin, certaines « typologies fonctionnelles » visent à caractériser les zones humides selon leurs fonctions.

 

 

  1. Protections - réglementation

Le code de l’environnement instaure et définit l’objectif d’une gestion équilibrée de la ressource en eau et en particulier la préservation des zones humides. Il affirme le principe selon lequel la préservation et la gestion durable des zones humides sont d'intérêt général. En conséquence, l'État et ses établissements publics, les régions, les départements, les communes et leurs groupements veillent, chacun dans son domaine de compétence, à la cohérence des diverses politiques publiques sur ces territoires.

Le système de protection d’un certain nombre de zones humides, comme celui des autres espaces naturels, s’appuie sur un ensemble de mesures contractuelles  ou réglementaires ainsi que d’outils comme la maîtrise foncière. Ce dispositif s’intègre dans l’élaboration d’une trame verte et bleue décidée dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

 

Le statut de protection de nos zones humides peut ainsi provenir

        Soit de leur classement dans le réseau  Natura 2000 , par arrêté ministériel, comme ZSC « zone spéciale de conservation »  ou ZPS « zone de protection spéciale ».

Les ZCS visent à préserver des espèces et habitats naturels d’intérêts communautaires (directive Habitat de 1992) et les ZPS concernent la protection des oiseaux sauvages (Directive Oiseaux de 1979)

        Soit éventuellement en tant qu’élément d’un parc naturel régional

        Soit par mesures réglementaires au niveau départemental, comme des Arrêtés de protection de biotope   (APPB)  afin de favoriser la conservation des biotopes nécessaires à l’alimentation, à la reproduction, au repos ou à la survie d’espèces protégées au plan national ou régional.

        Soit également en tant que Réserves biologiques , ou Réserves de pêche

         Enfin par la maitrise foncière, de la part des Départements, des Conservatoires régionaux et départementaux.

 

 

 

 

 

 

  1. Les zones humides protégées des Deux-Sèvres[4]

 

Des espaces « Natura 2000 » pour la plupart :

 

  1. Les Chaumes d’Avon

http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR5400445.html

http://www.poitou-charentes.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DOCOB_43_cle59a613.pdf

1500 ha entre Bougon et Avon comprenant des zones inondables sur le cours de la rivière Le Bougon au sud de la côte Belet, « les Champs pourris » avec de nombreuses mares plus ou moins permanentes, ruisseaux temporaires, prairies inondables sur sols marneux. Présence de 11 espèces d’Amphibiens et en particulier du Sonneur à ventre jaune et du Triton crêté.

 

 

  1. la vallée de la Boutonne

http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR5400447.html

7000 ha sur le bassin amont, de la Boutonne de la Belle et d’une partie de la Beronne.

50% de la superficie est occupée de prairies semi naturelles humides, d’eaux douces stagnantes ou courantes. Présence de Loutres, Chabots, Lamproies, Cuivré des marais, Agrion de mercure.

 

  1. la vallée du Magnerolles. (et APPB)

 http://www.poitou-charentes.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/docob_42_cle5c6bca.pdf

http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR5400444.html

Il s’agit d’un petit affluent (une dizaine de km) de l’amont de la Sèvre Niortaise, qu’il rejoint en rive droite juste avant St Maixent. Il se trouve là un habitat remarquable et la plus grosse population d’Ecrevisses à pattes blanche de la région.

 

  1. la vallée de l’Autize

http://www.poitou-charentes.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DOCOB_41_cle5c4919.pdf

http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR5400443.html

Il s’agit de tout le réseau primaire et secondaire de la haute vallée de l’Autize, des petits ruisseaux d’eaux vives sur sols acides, et des prairies semi naturelles humides.

Présence de la Loutre, d’Ecrevisses à pattes blanches et de Lamproies.

 

  1. le ruisseau du Magot

http://www.cpie79.fr/linked/lettre-info%20n%B01.pdf

http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR5400441.html

240 ha sur les 7 km d’un petit affluent de l’Auxance, à la limite avec la Vienne. Ruisseau bien oxygéné et prairies humides de bocage. Présence d’Ecrevisses à pattes blanches, de Lamproies et de Chabots.

 

  1. le bassin amont du Thouet

http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR5400442.html

http://www.poitou-charentes.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Docob_40_cle59e3ad.pdf

7000 ha du réseau du haut bassin du Thouet, comprenant 8 ruisseaux aux eaux acides et bien oxygénés sur le bocage gâtinais. Prairies semi naturelles humides, forêts alluviales à Aulnes et Frênes avec la présence de l’Ecrevisse à patte blanche, l’Agrion de mercure, Lamproies et Chabots.

 

 

  1. la vallée de l’Argenton

http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR5400439.html

http://www.poitou-charentes.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DOCOB_37_cle561bc5.pdf

750 ha sur trois vallées, de l’Argenton, de l’Ouère et de la Madoire.

Abrite 3 types d’habitats « humides » : forêts alluviales résiduelles en bordure de cours d’eau sur sols inondables et mégaphorbiaie, des mares temporaires d’hivers, une végétation flottante de renoncule des rivières. Présence de Loutres et de Chabot.

  1. les Etangs de l’Argentonnais

 

  1. le Marais Poitevin (et APPB)

http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR5400446.html

Près de 10 000 ha en Deux-Sèvres. La zone interne du marais, la "Venise verte" est sous l'influence exclusive de l'eau douce et rassemble divers milieux dulcicoles continentaux : forêt alluviale et bocage à Aulne et Frêne, fossés à eaux dormantes, bras morts, plus localement, bas-marais et tourbières alcalines.

L'extension de janvier 2004 rajoute au site les vallées de la Guirande, de la Courance et du Mignon.

Présence du Triton crêté, de la Loutre, de l’Agrion de mercure, du Cuivré des marais, de Lamproies, Aloses et d’une fougère aquatique la Marsiléa à 4 feuilles.

 

 

Des espaces faisant l’objet d’un arrêté préfectoral de protection de biotope [5] :

 

  1. la vallée de la Sèvre Niortaise à l’aval de Niort ou « Venise verte » (APPB)  voir la carte apb_veniseverte.png

2600 ha sur les communes de Coulon, Magné, le Vanneau, Bessines, Sansais et Amuré.

http://diren.observatoire-environnement.org/apb/79AR13.pdf

 

  1. La tourbière du Bourdet-Amuré  (APPB) 

25 ha entre le Bourdet et Amuré

http://diren.observatoire-environnement.org/apb/79AR14.pdf

 

  1. La retenue d’eau du Cébron (APPB)

Sur les communes de Lageon, St Loup-lamaire, Louin.

http://diren.observatoire-environnement.org/apb/79AR17.pdf

 

  1. Le ruisseau du Magnerolles et ses affluents (APPB)

1800 ha sur les communes de Soudan, St Eanne, Nanteuil, Fomperron

http://diren.observatoire-environnement.org/apb/79AR16.pdf

 

 

 

Des espaces sur lesquels le Conservatoire d’Espaces Naturels de Poitou-Charentes [6] intervient par maîtrise foncière ou d’usage :

 

  1. Le Marais de Clussais-la-pommeraie (entre Lezay et Sauzé)
  2. La prairie de Poulandin (près de Lorigné)
  3. La prairie de Lezay
  4. le marais de la Garette
  5. le marais de Bessines à l’Ouchette
  6. le marais de St Georges de Rex – Amuré
  7. le marais de St Hilaire – Arçais
  8. la tourbière du Bourdet –Amuré
  9. la tourbière de Prin-Deyrançon.
  10. la vallée amont de la Sèvre Niortaise (plaine alluviale)
  11. site de Grifférus à Moûtiers sous Argenton

 

 

5.    Les Milieux et Habitats Naturels Humides des Deux-Sèvres

 

Le « Catalogue des habitats naturels du Poitou-Charentes » (PCN 2006)[7] recense la totalité des habitats présents dans les quelques 25000 km² de la région. 232 habitats sont ainsi répertoriés et présentés dans 9 sections distinctes correspondant aux grands types de milieux observables. En croisant ces données avec celles issues de l’Annexe I de la Directive Habitats (Communauté Européenne, 1993), il apparaît que 130 (56%) de ces habitats possèdent une valeur patrimoniale élevée.

A partir de cet inventaire, nous présentons ci-après les habitats aquatiques et humides qu’il est possible de trouver en Deux-Sèvres.

 

Les Milieux aquatiques

 

Les eaux courantes

1)    Le lit mineur des rivières et la végétation immergée associée :

Cf vallée du Thouet, de l’Autize

 

On distingue 4 types de végétation selon le type de rivière:

Celle des rivières du nord (eaux acides à neutres sur roches siliceuses)  se caractérise par des herbiers peu denses à Callitriche à crochets, Potamogeton à feuille de renouée, Myriophylle,  accompagnés d'une algue rouge (Batrachospermum spp)

Celle des eaux claires, riches en calcaire des rivières du sud se caractérise par la présence d'espèces ne supportant pas la turbidité de l'eau comme la Berle dressée, la Callitriche, le Cresson de fontaine, le Rubanier. Une mousse, Cratoneuron filicinum, colonise les pierres émergées.

La Menthe aquatique , le Myosotis des marais , la Sagittaire se mélangent volontiers aux herbiers. Avant l'arrivée des ragondins dans notre région, cette végétation était dominée par des massifs denses de Scirpe lacustre.

 

Celle des eaux mésotrophes neutre à basique des ruisseaux et ruisselets,  composée de Renoncule et Callitriche, les bryophytes principalement représentées par Fontinalis antipyretica. Cet ensemble peut se trouver en mélange avec la Menthe aquatique  la renoncule peltée et à feuilles de capillaire.

 

Celle des eaux eutrophes des rivières larges, très éclairées, se développe surtout au niveau des radiers, où le courant s'accélère ; elle est constituée d'herbiers très denses, remarquablement fleuris à Renoncules flottantes, accompagnée par des plantes plus discrètes, telles que la Myriophylle en épis et le Potamot noueux.

Dans les zones à courant plus lent, le Cornifle submergé et le Nénuphar jaune, accompagnées par des espèces amphibies comme le Cresson de fontaine, le Mouron d’eau et malheureusement depuis peu, par deux plantes invasives, Ludwigia grandiflora et Ludwigia peploides. (Jussie à grandes fleurs et Jussie rampante)

 

2)   Végétation des sources

Cf sources et ruisselets forestiers (Lysimaque des bois, Laiche espacé, Dorine à feuille opposées, véronique des montagnes, Populage des marais)

 

Les eaux calmes des mares, étangs, bras morts, fossés et canaux

 

3)   Végétation immergée

 

 

4)   Végétation flottante libre

 

 

5)   Végétation flottante fixée

 

 

6)   Habitat aquatiques artificiels,

Cf les canaux et fossés de la Venise verte, (hydrocaris des grenouilles)

 

 

 

Les Milieux palustres

 

Les rivages avec végétation

7)   Roselière basse à moyenne

(Glycérie aquatique, Baldingère faux-roseau, Plantain d’eau à feuille lancéolée, Scirpe des marais)

 

8)   Roselière haute

(Massettes, Jonc des chaisiers, Phragmites, Scrofulaire)

 

9)   Prairies flottante à petits hélophytes

Cf rives des petits ruisseaux et des plans d’eau

(Cresson de fontaine, Ache nodiflore, Glycérie flottante, Menthe aquatique, Plantain d’eau, Berle dressée)

 

10)    Gazons amphibies vivaces

Cf vallées autour d’Argenton le château, étangs de Gâtine

(pelouses extrêmement réduites et rares d’ Isoetes, Ophioglosses, Litorelles)

 

 

Les bas-marais

11)                         Bas-marais alcalins

Cf la tourbière du Bourdet

(Mouron délicat, Carex, Parnassie des marais, Epipactis des marais, évolution et appauvrissement avec Aulne, Bourdaine, Saules puis prairies tourbeuses à Molinies et Joncs noueux)

 

12)    Bas-marais acidophiles

Cf rares tourbières très localisées du nord ouest (Carex, Juncus, Linaigrettes)

 

13)    Magnocariçaies

Cf les zones de dépressions humides en bords de cours d'eau ou en queue d'étangs occupées par de grandes communautés de Laîches d’un mètre de haut. (carex ou laîche des rives, paniculée, Scirpe des marais, Salicaire, Reine des prés…)

 

14)    Cladiaies, formations à Marisques

Habitat marqué par l’abondance des Marisques, grandes Cypéracées de 2 à 3 m de haut.

Cf tourbière de Prin Deyrançon (« Rouches » ou Marisques, Euphorbe des marais )

 

Les prairies humides

15)                     Mégaphorbiaies marécageuses

Cf Argenton, Thouet, Thouaret, Sèvre, Dive, Autize (végétation à Reine des prés, Prêle, Salicaire, Grande Consoude)

 

16)                     Prairies oligotrophes à Molinies des sols humides peu perméables

Cf prairies de Gâtine et de l’Argentonnais, communal de Périgné, de Bouasse.

 

17)                     Prairies humides atlantiques eutrophes

Cf les vallées de la Boutonne, de l’Autize, du Thouet. (Séneçon, Fritillaire, Joncs diffus, Scirpe des bois)

 

 

La végétation annuelle temporaire inondée

18)                     Gazons à petites annuelles éphémères

Cf les étangs et mares du nord

 

19)                     Végétations de grandes annuelles nitrophiles

Cf les étangs de l’Argentonnais

 

La forêt caducifoliée hygrophile

20)                    Aulnaie-Frênaie alluviale non marécageuse

Cf les vallées de la Boutonne, Autize, Thouet, Sèvre

 

21)                     Saulaie blanche

 

22)                    Aulnaie-Bétulaie marécageuse

Cf vallée de l’Autize, de la Vonne, forêts de Secondigny, de l’Hermitain.



[1] Source : CGDD/SoeS - MNHN. Version 2, mai 2009. ONZH_carte_milieux_composante_humideV2.pdf

[3] Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion de l’Eau

[4] Voir carte de situation sur : zones_humides.gif

 

[5]http://www.poitou-charentes.ecologie.gouv.fr/spip.php?article277

[6] Liste et carte des sites : CREN PC : http://www.cren-poitou-charentes.org/-Deux-Sevres-.html

 

Par emmanuel hecht - Publié dans : Dossiers généraux
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